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à vau-l’eau, 2023, série de cent dessins impressions, fusain, encre, pointe sèche sur rame de papier chinois, 34 x 68.

à vau-l’eau 2023, vue d’ensemble : photographie de la rame de papier en cours de transformation, les outils et les effets des interventions successives (eau, encre, pointe sèche).
à vau-l’eau 2023, vue d’ensemble : photographie de la rame de papier en cours de transformation, les outils et les effets des interventions successives (eau, encre, pointe sèche).
à vau-l’eau 2023, détail de la circulation de l’eau et dépôt de poussière de fusain sur papier Tengujô
à vau-l’eau 2023, détail de la circulation de l’eau et dépôt de poussière de fusain sur papier Tengujô
à vau-l’eau 2023, série de cent dessins impressions monotype, fusain, encre, pointe sèche sur rame de papier chinois 34 x 68 cm 23/100
à vau-l’eau 2023, série de cent dessins impressions monotype, fusain, encre, pointe sèche sur rame de papier chinois 34 x 68 cm 23/100
à vau-l’eau 2023, 24/100.
à vau-l’eau 2023, 24/100.
à vau-l’eau 2023, 25/100.
à vau-l’eau 2023, 25/100.
à vau-l’eau 2023, 26/100.
à vau-l’eau 2023, 26/100.
à vau-l’eau 2023, 45/100.
à vau-l’eau 2023, 45/100.
à vau-l’eau 2023, 46/100.
à vau-l’eau 2023, 46/100.
à vau-l’eau 2023, 47/100.
à vau-l’eau 2023, 47/100.

Je propose un voyage en profondeur sur une rame de papier chinois aux fibres très fines particulièrement réactives à l'humidité. De l'eau et de l'encre, traversent les couches, infiltrent les fibres et se diffusent d'une feuille à l'autre, de sorte que chaque intervention affecte plusieurs surfaces simultanément. Lorsque je soulève les feuilles une à une, chacune apparaît déjà marquée par ce qui l'a traversée. Avant toute intervention directe, elles présentent des empreintes, des taches et des zones de dépôt formant un paysage latent issu de la circulation de l'eau et de l'encre à travers la matière. Chaque feuille devient presque un monotype. J'interviens au fur et à mesure sur ces surfaces en réintroduisant successivement l'eau, l'encre et la poussière de fusain que je saupoudre sur le papier encore humide. Ces apports relancent les circulations internes, se mêlent aux zones de dépôt. Le dessin apparait moins comme une image construite que comme une suite de déplacements matériels, de transferts et de sédimentations. Une dernière intervention avec la pointe sèche vient piquer cette matière déjà traversée, révélant les gonflements, les reliefs et les boursouflures issus de l'ensemble du processus.

Ce qui m'intéresse tient précisément à ce moment où le papier cesse d'être un simple support pour devenir une matière active transformée par l'eau et par l'encre. Le travail consiste alors à accompagner les transformations de la matière plutôt qu'à les contraindre. Le spectateur ne regarde pas une image figée mais un dessin indissociable d'un processus vivant, où la matière agit comme un épiderme, où les traces et les gestes restent lisibles. 

                                                                                                                               drawings works / portraits / entre-temps / dépôt