Texte de Joël Hubaut, artiste multimédia, peintre, performeur

L'essaim dans toute sa programmation. Wouah! Magnifique, tous ces pétales en extension! Yolande Gérout pratique ici un effeuillage de flagelles séquencés qu'on imagine en flipbook convulsif dans des grésillements spatio-temporels pour l'éblouissement subliminal du quotidien... illumination banalytique quasi automatisée en palpitation hyper sensible par bâtonnets et filaments... C'est démembré. Chaque détail irise son dépouillement capté. Une languette érectile fait charnière en scandant l'excitation des plaquettes. Tout s’engendre par transplants agités tel un diagramme d'infinitude fractalisé dans l'épandage-télex d'une monotypie étalonnée à la roulette,  ritualisant ainsi le dupli du pli déployé en pulsation variable. C'est frémissant. L'instagramme inexorable des giclures du temps moléculaire est estampé. Ca s'écoule géométriquement mais y'a plus de matrice, le process maculant s'est auto-embobiné pour se re-générer. Chaque plan gougé se génétise dans sa radiation scotopique. C'est comme le schéma-genèse d'une animation reproductrice bavant un inventaire sismographique par écoulement. Le motile vibratile se démultiplie en micro anthropométries ultimes pour former le souffle de la trace de l'empreinte du tamponnage fantomatique des esprits gravés. Somptueuse immortalité dérisoire du paradoxe de la permanence mutante instable. Les ricochets se propagent en indicible torsion de dessins d'hypnose. Le picto-maillage est minimal. Il grave la vie par vibration pulsée comme des morsures jouissives pour un scénario existentiel visionnaire. La gravure du shuintage magique converge en tubules vers l'irrémédiable échelonnage des particules. Les coupons gaufrés décuplent une survivance gestuelle potentiellement irréversible… énergie dense de réduction maximale. L’assemblage neuro-cartographique devient stock-mémoire. Larsen visuel en ligature-souche par stimuli. Décharge d’échantillon. Animalité graphique. C’est sublime. Au moins !     Joël Hubaut